10 jours à Bali : Canggu, Ubud et Uluwatu

Bali…que dire ! J’ai tellement adoré ! J’ai aimé les Balinais, et leur gentillesse, les paysages, la cuisine et la vie là-bas ! J’en avais beaucoup entendu parler, les avis n’étaient jamais vraiment les mêmes. Mais le plus important c’est de s’en rendre compte par soi-même. Tout dépend de ce qu’on aime faire en vacances, du style de vie qu’on a, pour apprécier ou pas. Cette île ne m’a pas laissée indifférente en tout cas.

Je n’ai pas tout vu de Bali, je ne suis pas restée longtemps mais ce que j’ai vu m’a plu. Il y a des choses que je n’ai pas aimé aussi, et c’est normal, tout ne peut pas être parfait. Mais cela n’a rien gâché à mon plaisir, Manon, Damien et moi avons passé 10 jours de rêve.

On dit de Bali, que c’est une île « surfaite », polluée et très occidentalisée. Et c’est vrai. Mais il y’a aussi de belles choses, et tout dépend de ce qu’on recherche. Oui, c’est pollué et c’est dommage…mais c’est bien souvent le cas dans d’autres îles d’Asie, malheureusement. Certains endroits sont surfaits ? Oui, et nous les avons fuis. Si vous avez vraiment envie de découvrir l’île, alors vous n’hésiterez pas à bouger, sans itinéraire particulier, juste guidé par l’envie du moment. C’est ce que nous avons fait, comme pour nos 7 premiers jours sur l’Ile de Java.

Après notre périple javanais et les longues heures de voyages en train, les réveils en plein milieu de la nuit pour faire les ascensions des volcans, nous avions vraiment besoin de repos. Nous en avions vu plein les yeux avec le Mont Bromo et le Kawa Ijen, mais nous avons aussi couru après le temps et les transports. Alors nous avions hâte de poser le pied à Bali. Avant ça, il nous fallait bien une dernière galère ?

Après cette fabuleuse nuit dans le cratère du Kawa Ijen et le lever de soleil sur les montagnes, nous avons repris la route pour Banyuwangi où nous devions prendre un ferry puis un bus pour nous emmener à Denpasar (50 000 rp le trajet ferry et bus, soit environ 3,20€ par personne). Le trajet en mer se déroule rapidement, et voir le bleu de la mer nous rend très impatients. Le ferry nous dépose au port de Gilimanuk, situé au nord de l’île. Nous prenons le bus, qui a voyagé avec nous…en soute. Le bus en question est bondé et nous sommes beaucoup plus que le nombre de sièges ! Peu importe, cela fait partie de l’aventure, ici ils sont un peu moins regardants sur la sécurité routière, et c’est un euphémisme !

Avec la fatigue, ce trajet s’avère peut-être le pire jusqu’ici, nous sommes serrés les uns contre les autres, nous n’avons pas pris de vrai repas depuis 2 jours (rappelez-vous, en 2 jours nous avons fait les ascensions des volcans la nuit, et le jour nous étions dans les transports). La route est longue jusqu’à Denpasar, au lieu de 3h, nous mettons 6h ! Je ne compte pas l’heure perdue pour changer la roue du bus crevée bien sûr ! On pensait en avoir fini lorsque le bus arriva à la gare routière mais c’était sans compter l’arnaque du siècle ! Le chauffeur de bus nous informe que nous sommes arrivés à Denpasar et que tous les touristes doivent descendre. Manon, cartographe à ses heures perdues, check la carte et se rend compte que nous sommes à 10km de Denpasar. En réalité, ils font descendre tous les touristes avant la destination prévue pour nous obliger à prendre des taxis et faire marcher l’économie locale ! Bien sûr, les Indonésiens avaient quant à eux le droit de rester dans le bus pour continuer la route jusqu’à Denpasar.

Après quelques minutes d’énervement, à essayer de négocier un peu partout, nous finissons par commander un grap car (le Uber local). Ce dernier arrive devant la colère des chauffeurs de taxi car nous n’avions pas accepté leurs tarifs trop élevés. Ils échangent quelques mots avec notre chauffeur qui s’en va en nous laissant en plan ! Oui vous avez bien compris, ici la solidarité c’est primordial, même dans la conspiration ! Bien sûr, je dis ça avec le sourire, je n’éprouve aucune colère, je comprends qu’en tant que touristes nous sommes vus comme des porte-feuilles.

A ce moment là, et au dernier moment nous changeons nos plans. Pourquoi aller jusqu’à Denpasar pour y passer une seule nuit et repartir en vadrouille ? Denpasar ne devait être qu’un point de chute. Manon nous parle de Canggu, une ville que des amis à elle avaient plutôt bien appréciée.

Jour 1 : Découverte de Canggu

Nous passons notre première nuit sur l’île dans une auberge absolument géniale. Une guesthouse avec une ambiance détendue, des backpackers, des surfeurs, des hôtes ultras accueillants : nous nous sommes sentis comme chez nous.

Evidemment notre première journée à débuter par un petit run de 5 km sur la plage de Pantai Batubelig, à environ 2km de notre auberge et un smoothie bowl dans l’un des nombreux restaurants que l’on peut trouver à Bali : des smoothies, des tartines d’avocat, des bananas pancakes…le rêve quoi ! Après ça, nous avions besoin de repos, et nous sommes allés bronzer sur la plage.

Jour 2 : l’enfer de la circulation, bonjour.

Après un training sur la plage et un smoothie bowl (oui notre principale alimentation ! ), nous prenons nos super bolides à deux roues, direction Uluwatu. Après plus de deux heures de circulation dense pour faire 5km, sans exagération, nous capitulons. Cela a été le gros point négatif de cette journée, en passant par Kuta, nous avons été pris dans un trafic infernal, c’était épuisant et nous avions encore 20km à faire. Nous perdions plus de temps sur la route que de profiter de la journée. Nous avons donc décidé de faire demi-tour à Kuta et de rebrousser chemin pour rentrer à Canggu. Kuta, nous n’y avons fait que passer, mais le peu que nous avons vu, nous a suffi. C’est bondé, la circulation est infernale et ne vous imaginez pas à être dépaysé… Toutes les enseignes multinationales y sont présentes : KFC, H&M plantées face à la mer. Le goudron a pris le pas, et les rues sont remplies de petites boutiques vendant des souvenirs et autres babioles. Je pense sincèrement que ce n’est pas le Bali qu’on a envie de voir. C’est d’ailleurs l’image que certains en ont gardé, cette image dont je parlais au début de l’article : c’est un poil surfait et dénué de charme. Je vous rassure, il y a beaucoup d’autres endroits qui valent le coup ! Après cette tentative infructueuse, nous nous sommes baladés dans la rue commerçante de Canggu, Pantai Batu Bolong Street, les boutiques y sont très belles, et l’ambiance de la plage au bout est plutôt agréable : bar de plage et concert au coucher de soleil.

 

Jour 3 : Chill et Bali vibes

Une journée entre sport et shopping. Nous sommes retournés à Batu Bolong Beach pour louer des planches de surf. Sur cette plage, à n’importe quel moment vous pouvez surfer, et ça c’est un luxe ! Si vous êtes aguerris, vous pouvez checker les conditions pour choisir le meilleur moment mais pour les débutants / intermédiaires, c’est parfait. Nous avons loué nos planches pour 2h (50 000rp, soit environ 3€). Je ne suis pas Alana Blanchard, mais je me débrouille, et j’ai choisi une planche plutôt grande pour convenir aux vagues de Batu Bolong : pas hautes et peu puissantes. Alors clairement, c’est l’autoroute de la mer… le spot est bondé entre les écoles de surf et ceux qui sont en cours particulier, il faut donc veiller et être hyper attentif, car ce ne sont pas eux qui vont faire attention à vous !

Cannggu

Jour 4 : Après le bleu de Canggu, le vert d’Ubud

Après avoir vu ce qu’était la circulation sur l’ile, nous avons décidé de partir à 6h du matin pour Ubud afin d’éviter le trafic du matin. Nous avons commandé un grap, et c’est sincèrement la meilleure chose à faire si vous souhaitez vous déplacer entre deux grandes villes. Ce n’est pas si cher et vous voyagez dans de bonnes conditions, pour 1h de trajet, nous avons payé 300 000rp.

La matinée, nous avons arpenté le marché d’Ubud, parfait pour faire les petits achats souvenirs. N’hésitez pas à négocier les prix, c’est le sport national ici ! Ils n’hésiteront pas à vous vendre certains articles hors de prix. Outre le marché, Ubud c’est aussi une ville tournée vers l’artisanat et vous trouverez des centaines de boutiques de déco et de bijoux.

L’après-midi, nous avons visité la « Monkey Forest« . En toute franchise, ce n’est pas exceptionnel, c’est bondé de monde, les gens tiennent absolument à se faire photographier avec un singe et cela en devient agaçant. Il y a bien des singes partout et c’est mignon mais le comportement des gens ne permet pas d’apprécier l’endroit. Si vous n’aimez pas les endroits bondés, passez votre chemin, vous verrez quand même des singes aux abords du parc et dans la ville si vous ouvrez bien les yeux.

Jour 5 : Les terrasses d’Ubud

Pour faire les fameuses rizières d’Ubud, vous avez plusieurs possibilités, en taxi, en scooter ou en vélo… comme vous vous en doutez, nous avons choisi la plus sportive en louant des vélos auprès de notre auberge. Pour s’y rendre, il faut pédaler 8km de montés ( à 2%) mais c’est largement faisable ! Le plus dur reste la chaleur !

Une fois là-haut, le paysage est magnifique. J’ai toujours rêvé de voir des rizières et j’ai trouvé ça vraiment fabuleux de voir tout ce vert. Comme pour chaque lieu touristique, il y avait beaucoup de monde mais finalement moins qu’en repartant. Allez-y donc tôt le matin ! Perdez-vous dans les petites terrasses, et n’hésitez pas à suivre les petits chemins où il n y a personne, en respectant bien sûr les inscriptions et les consignes.

Nous avions prévu de rester 4 jours à Ubud et finalement, nous avons eu envie de bouger, bien qu’il y ait encore beaucoup de choses à faire autour d’Ubud, nous n’avions pas envie de passer encore du temps dans les transports. Frustrés de ne pas avoir pu nous rendre à Uluwatu quelques jours auparavant, nous avons décidé d’y faire un crochet.

Jour 6 : D’Ubud à Uluwatu

Comme pour tous les grands trajets, nous avons pris la route très tôt pour éviter le trafic. Nous voulions prendre un taxi mais le propriétaire de notre auberge nous a proposé d’être notre chauffeur : c’était bien plus simple et moins cher. N’hésitez jamais à discuter avec vos hôtes qui vous proposeront souvent des solutions bien plus avantageuses. Malgré un départ tôt, nous sommes tombés encore une fois dans une circulation encombrée. Après le check-in de notre chambre à Uluwatu et la location des scooters, nous voilà repartis à la recherche d’une belle plage. Sur les conseils de notre hôte, nous allons à Pantai Pandawa Beach. Quelle déception ! Nous y sommes restés 1h. Bien que le sable blanc et l’eau turquoise donnaient l’impression d’un petit paradis, l’arrière-plan n’avait rien avoir : du béton, des restaurants alignés les uns les autres, des longues routes goudronnées, des bus entiers de touristes mal élevés… Nous avons eu l’impression d’être dans un endroit insipide et totalement dénué de charme. Le sentiment que nous avons eu c’est réellement de la déception. Nous nous attendions à trouver de belles plages naturelles, idylliques…nous avons trouvé du béton. Nous nous sommes même sentis mal à l’aise dans cet endroit si faux. Nous en avons même eu le cafard, si bien, que nous avons annulé sur le moment même notre 3e nuitée pour retourner à Canggu et retrouver la tranquillité de cette ville que nous avions adorée.

Vue mer, c’est joli…
L’envers du décor : béton et construction

L’après-midi, nous avons demandé conseil à d’autres touristes qui nous ont orientés vers la plage de Green Bowl. Quel changement ! Une petite plage avec presque personne et encore naturelle. Un petit paradis comme on se l’était imaginé en venant ici ! C’est un peu ça Bali, on peut être déçu et époustouflé d’une minute à l’autre.

Green Bowl
Green Bowl

Jour 7 : Le Temple de Tanah Lot

Un des temples les plus connus et touristiques ! Nous y sommes allés un peu tard et c’était surement une erreur, car il y avait beaucoup de monde. C’est malheureusement souvent le cas dès qu’il s’agit d’un lieu ultra touristique, il faut donc prendre son mal en patience et savoir apprécier le lieu malgré tout ! Le temple de Tanah Lot est situé sur un imposant rocher balayé par les vagues. Dédié au Dieu de la mer, c’est un temple mythique très prisé par les touristes et les Balinais. L’entrée y est payante comme presque toutes les attractions. Attention aux singes voleurs qui viennent vous chiper vos lunettes de soleil ! C’est plutôt drôle à voir, mais un peu moins quand ça vous arrive ! Nous avions pris nos précautions pour tout cacher avant l’entrée, mais certains touristes n’ont pas eu le même réflexe que nous… et c’est bien dommage pour eux et leurs affaires ! Nous ne sommes pas restés très longtemps, c’était difficile de circuler à pied tant il y avait de monde.

Tanah lot
Uluwatu

Nous avions entendu parler d’un « secret spot » avec une vue surplombant la mer, nous n’avons pas été déçus ! Pour vous y rendre, c’est un petit chemin en gravier juste à gauche, avant l’entrée du parking du temple, suivez l’indication « Manili Beach » et dirigez-vous jusqu’au bout, vous tomberez sur un hôtel en construction. Vous pourrez y accéder quand même, personne ne vous dira rien ! Les ouvriers nous ont même encouragés à venir alors que nous n’osions pas ! C’est un secret spot éphémère, car j’imagine qu’une fois l’hôtel fini, le point de vue ne sera plus du tout accessible, une raison de plus pour s’acheter un billet pour Bali !

Le secret spot

L’après midi, nous avons été sur la fameuse plage de Padang Padang, une petite plage où on y accède par un escalier creusé dans la roche. À notre arrivée, nous découvrons une plage magnifique… mais bondée ! Impossible de mettre un pied devant l’autre sans marcher sur une serviette. Nous avons peiné à nous faire une petite place. Après 1h, nous avons remballé nos affaires, beaucoup trop de monde pour apprécier le lieu ! La plage est très belle, et sur les photos, on a l’impression qu’il n’y a personne, mais c’est le bon timing en réalité. En arrière-plan, c’est Saint-Tropez en pleine saison ! Nous en avons pris plein les yeux malgré tout !

Padang Padang Beach

Jour 8 : Retour à Canggu

Pour les jours restants, nous voulions rester tranquilles à Canggu, nous sommes retournés dans la même auberge, où nous nous sentions comme à la maison. Le trajet qui nous attendait pour rentrer en France allait être très long, alors nous avons profité un maximum de nos derniers jours : surf, balade à Anchor, un petit marché d’artisanat, surf encore, shopping (où j’ai shoppé cette robe) et bières au coucher de soleil. Le vrai #chill comme on aime !

Pour notre dernière nuit à Bali, nous avons pris un bed&breakfast avec piscine, nous étions (encore une fois) comme à la maison, presque seuls à profiter de la piscine ! Avant de partir et de quitter cette belle île, j’avais une petite idée en tête… me faire tatouer ! J’avais pris mon rendez-vous déjà depuis mon arrivée à Bali, le temps de bien chercher le salon de tatouage et de rencontrer le tatoueur. Le tatouage est très démocratisé là-bas et la plupart des Occidentaux sont tous tatoués ! Vous trouverez donc beaucoup de salons, prenez votre temps et ne vous précipitez pas évidemment ! Il y a de très bons salons tenus par des Balinais qui tatouent principalement des Occidentaux car ils font très attention à l’hygiène. Les prix sont les mêmes qu’on peut trouver en Europe, et personnellement je n’étais pas à la recherche du prix le plus bas !  J’ai fini par choisir un tatoueur français, cela m’a rassuré que nous puissions communiquer dans la même langue. Vous pouvez contacter Romain sur Facebook ou Instagram.

Jour 9 et 10 : Au revoir Bali

Je ne vais pas vous raconter en détail mais les deux derniers jours ont été longs, après une dernière nuit à Denpasar dans un hôtel miteux, qui sentait affreusement mauvais, nous avons pris un vol pour Jakarta. Une fois là-bas, nous avions réservé un hôtel avec piscine pour se reposer encore un peu le dernier jour avant le périple de 25h qui nous attendait.

 

De ce voyage, j’en suis revenue tellement conquise et avec l’envie d’y retourner au plus vite ! J’espère vous avoir donné l’envie d’y aller. Allez-y tant que ce n’est pas totalement métamorphosé par le tourisme de masse… bien que.

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